Arbre dangereux : que faire, et surtout ne pas faire
Si un arbre vous inquiète, voici l'ordre des choses : tenez-vous à distance de ce qui penche ou de ce qui est en tension, ne coupez rien vous-même, et faites contrôler l'arbre. On se déplace gratuitement dans tout le pays de Lorient. La plupart des situations se règlent sans drame, parfois sans intervention. Et si notre conseil est de simplement surveiller, on vous le dit aussi.

Si c'est maintenant
Ça penche depuis cette nuit ? Une branche est cassée et tient encore ? Un arbre est couché sur le toit, sur la voiture, sur la ligne ? N'y montez pas, ne restez pas dessous, et n'essayez pas de couper ce qui est en tension. Un tronc ou une branche sous contrainte peut fouetter au moment où la scie le libère, et c'est l'accident le plus fréquent après une tempête.
Appelez-nous au 07 69 15 45 71. Après un coup de vent, on fait la tournée des urgences en priorité, et on se déplace pour voir avant tout. Si un arbre touche une ligne électrique, appelez d'abord Enedis, on n'intervient jamais à proximité d'une ligne sous tension.
Si ce n'est pas urgent, la suite de cette page vous explique comment lire votre arbre, ce qu'il ne faut pas faire, et qui est responsable de quoi.
Les signes qui se lisent depuis le sol
Un arbre ne devient presque jamais dangereux du jour au lendemain. Il prévient, à sa manière, et ces signaux se voient sans grimper.
Un penchement récent
L'arbre qui a toujours poussé incliné s'est construit pour ça : son bois s'est renforcé du bon côté, et sur la côte, entre Ploemeur et Gâvres, tous les pins penchent vers l'est. Celui qui penche depuis peu, lui, raconte que quelque chose a lâché en dessous. C'est le signe qui justifie un contrôle sans attendre.
Le sol qui se soulève au pied
Une bosse ou une fente dans la terre du côté opposé au penchement, des racines qui se déchaussent : l'ancrage est en train de céder. Sur les pins maritimes plantés dans le sable, c'est la façon dont ça finit.
Du bois mort dans la cime
Des branches nues en pleine saison de feuilles, de l'écorce qui tombe par plaques : la partie haute meurt en premier, et c'est elle qui vous surplombe.
Des champignons sur le tronc ou au pied
Ces consoles dures qui poussent à même le bois signalent souvent une dégradation à l'intérieur, invisible de dehors. Un tronc qui sonne creux quand on le frappe dit la même chose.
Une fente, ou une fourche trop serrée
Deux troncs qui ont poussé collés, en emprisonnant l'écorce entre eux, ce qu'on appelle une écorce incluse. C'est un point faible qui casse net sous l'effort, et c'est la casse la plus courante sur les cyprès de Lambert et les cèdres de lotissement.
Ce qu'il ne faut surtout pas faire
- Monter sur une échelle avec une tronçonneuse. C'est la première cause d'accident grave chez les particuliers. Un élagueur travaille encordé, avec deux points d'ancrage.
- Couper une branche en tension par le dessous. Elle pince la chaîne, puis elle fouette.
- Étêter l'arbre « pour qu'il soit moins haut ». Il repart en rejets mal accrochés qui cassent quelques années plus tard, plus dangereux qu'avant. On réduit, on ne décapite pas.
- Attendre le printemps parce que « c'est la saison ». Un arbre dangereux se traite toute l'année ; la saison ne concerne que les tailles de confort.
Qui est responsable de quoi
Le propriétaire de l'arbre est responsable des dommages qu'il cause, chez lui comme chez le voisin, y compris par tempête si l'arbre présentait un défaut visible qu'il a laissé. Votre assurance habitation couvre en général les dégâts, mais elle peut discuter si l'arbre était manifestement mort ou penché depuis longtemps.
Un arbre du voisin qui vous menace : vous pouvez lui demander par écrit de le faire contrôler, et couper vous-même ce qui dépasse chez vous, mais pas plus. Un arbre sur le domaine public relève de la commune. Dans le doute, une visite de notre part, avec quelques photos, aide à poser les choses calmement.
Ce qu'on fait quand on vient
- On regarde l'arbre du sol : port, bois mort, fentes, champignons, état du collet, et ce qu'il y a dessous.
- On vous dit franchement : à surveiller, à alléger, à sécuriser tout de suite, ou à abattre. Et on vous explique pourquoi.
- Si quelque chose menace, on le retire dans la foulée : la branche au-dessus du passage, la partie fendue. Le reste se planifie.
- Le devis se fait sur place, poste par poste. Rien n'est facturé pour la visite, même quand la réponse est « laissez-le tranquille ».
Questions fréquentes
Mon arbre a perdu une grosse branche cette nuit. Le reste va-t-il tomber ?
Pas forcément. Une charpentière qui casse peut être un défaut local. Mais la casse ouvre une plaie et déséquilibre l'arbre, et il faut regarder ce qui reste avant de conclure. On se déplace pour ça.
Est-ce que je peux couper moi-même une branche qui gêne ?
Une petite branche à hauteur d'homme, avec une scie à main, oui. Tout ce qui demande une échelle ou une tronçonneuse, non : c'est là que les accidents arrivent.
Vous venez aussi sur Groix et Belle-Île pour une urgence ?
Oui, en fonction des bateaux. Le matériel de grimpe voyage avec nous ; la rogneuse aussi si nécessaire. On organise la traversée avec vous.
Un arbre vous inquiète ? Faites-le contrôler, c'est gratuit.
On se déplace dans tout le pays de Lorient. On vous dit ce qu'il en est, honnêtement, même quand la réponse est de ne rien faire.
Ou directement : 07 69 15 45 71
